Quand on en voit de toutes les couleurs…!
par on juin 26, 2013 dans Voyage en Argentine

Bonjour bonjour,

Mercredi 19 juin, on a quittés Salta pour se rendre à San Pedro de Atacama, au Chili ! Comme le trajet était long et qu’il y avait des choses à voir en chemin, on avait prévu de faire une halte dans le petit village de Susques, à une 100aine de kilomètres de la frontière.

On s’est mis en route à 10 heures. Tout c’est très bien passé pendant les 2 premières heures, jusqu’à ce que vers 12h, alors qu’on s’approchait du petit village de Purmamarca, on a été arrêtés par une manifestation qui coupait la route…!
On n’était même pas à quatre kilomètres du village de Purmamarca dans lequel on comptait s’arrêter pour manger, voir un marché artisanal, et profiter des magnifiques roches de la « vallée des 7 couleurs » !
Cette manif’ nous a bloqués pendant plus d’une demi-heure à même pas 5 minutes de notre destination, du coup, on est arrivés plus tard que prévu à notre pause repas de midi.
Ayant trop faim pour attendre, on a commencé par se trouver un restaurant, mais évidemment, le temps qu’on mange un petit quelque chose, le marché qui avait l’air vraiment trop cool, avait fermé…!
Aaaah, les horaires argentins, une horreur…!

Pour couronner le tout, le ciel était gris… Conséquence, malgré que les couleurs des montagnes environnantes étaient juste magnifiques, on était un peu déçus et les photos ne rendaient pas très bien… Heureusement pour nous, on devait repasser par ici en revenant d’Atacama, on s’est donc dit qu’il fera plus beau et qu’on ferait tout ça au retour !

Du coup, on a continué notre route et on s’est retrouvés sur une vraie route de montagne, avec chaque virage en tête d’épingle et le toute avec une pente très raide !
En une 20aine de minutes on est montés de plus de 2’000 mètres de dénivelé ! À Purmamarca, on était environ à 2’200 mètres d’altitude. Là, on a fini par se retrouver à 4’170 mètres d’altitude!

La montée a été sacrément raide, mais par contre, de l’autre côté du sommet, ça redescendait de manière beaucoup plus tranquille, jusqu’à un plateau à 3’400 mètres d’altitude. Après encore quelques kilomètres (ce qui en Argentine se traduit par « après au moins 100km » ! ^^), on est arrivés aux Salinas Grandes. C’est l’une des plus grande saline d’Argentine, et c’était vraiment magnifique !
Du blanc à perte de vue et des petits bassins d’eau salée. Benoît a goûté, il certifie que c’était bien du sel ! ^^
Par contre, à voir sa tête sur les photos, c’était sans doute trop salé! ^^ 
Selon lui, l’eau de mer à côté de ça, c’est de l’eau parfaitement potable ! ^^

On est restés une petite demi-heure sur la saline, puis on s’est remis en route. On n’était pas mécontents de retrouver la voiture, parce que le vent devenait horrible! C’est fou ce qu’il peut souffler fort et froid ici !

On a donc encore fait quelques kilomètres, avec le vent qui provoquait des mini-tempêtes de sel autour de nous, puis, vers 16h30, on a fini par arriver à Susques, dernier village avant la frontière pour le Chili.
Là, on a vu tout plein de camions, visiblement en attente, mais on s’est dit que ça devait être normal, vu que la frontière n’était pas loin. Vu leur vitesse en montée, on s’est simplement dit qu’ils ne pouvaient pas faire la trajet du Chili à Salta en une journée…
Seul problème : avec tout ce monde dans ce mini-village, on a bien failli ne pas trouver d’hôtel (!) et, à 3800m, dormir dans la voiture… Disons qu’on n’était pas très motivés. ^^
Mais bon, pour finir on a eu la dernière chambre d’un hôtel sans eau chaude, mais avec des couvertures ! ^^

Le lendemain, après avoir petit-déjeuné, on a demandé au gars de l’hôtel comment ça se passait pour la frontière, parce qu’on ne savait pas si les papiers de douane se faisaient ici ou au « Paso de Jama », juste à la frontière. Et là, on a appris que le paso était fermé et qu’on ne pourrait pas passer au Chili aujourd’hui à cause de la neige… VDM !
Mais bon, on nous a dit que ça ré-ouvrirait sans doute le lendemain, donc on a décidé de conduire tout de même jusqu’au Paso de Jama, pour voir directement avec les douaniers, et si jamais, on dormirait une nuit là-bas avant de passer à Atacama…

Quand on est arrivés là-bas, on était à quelques 4’200 mètres d’altitude ! À la douane, on nous a dit exactement la même chose : douane fermée à cause de 2 mètres de neige du côté chilien, mais ouverture prévue pour le lendemain à 10h.

Bien entendu, comme on doit rendre la voiture bientôt, on ne pouvait pas attendre trop longtemps, mais bon, juste une nuit, on pouvait ! Ouf ! Atacama semblait sauvé !

On a donc trouvé un petit hospedaje, puis on est allés attendre avec tout le monde (qui, comme nous, étaient coincés dans ce trou perdu), dans la cafétéria de la station service, seul endroit du village qui vendait de la nourriture et qui avait du wifi…!

Seulement, tout à coup, en allant à la station service, sans aucune raison, la voiture s’est mise à faire un bruit vraiment bizarre aussitôt que l’on bougeait le volant… SUPER …!!!

Arrivés à la station, Benoît a ouvert le capot pour essayer de voir ce qui passait. Il a remarqué que la voiture perdait du liquide…! En suivant le parcours du tuyau qui fuyait, il est arrivé à une petite boite noire contenant une réserve de liquide… Sauf qu’on ne savait pas ce qu’était ce liquide…

Du coup, on est allés demander aux gens de la station s’il y avait un garage dans ce trou perdu, mais évidemment, il n’y en avait aucun !
Alors, on a demandé à quelqu’un de la station s’il savait ce que contenait cette boite, afin de pouvoir la reremplir au fur et à mesure qu’elle perdait du liquide, en attendant de pouvoir réparer ça, au Chili, le lendemain…

Le gars nous a dit que c’était le réservoir de liquide de frein… Génial ! On est donc à 4’200 mètres avec une monstre pente à descendre, qu’on aille du côté argentin ou chilien…! Sans frein, c’est vraiment tip top, non ?! ^^

On a donc acheté des réserves de liquide de frein, et suivant le conseil d’amis argentins rencontrés à la station service, on a reremplit le réservoir régulièrement afin qu’il ne soit jamais vide, car si de l’air entre dans les tuyaux, nos freins cessent définitivement de fonctionner…!

On a donc passé notre après-midi dans la cafétéria de la station, à préparer la suite de notre voyage, à boire du maté, à discuter avec 4 argentins vraiment super sympas, et à vérifier de temps en temps le niveau de la boule noire dont un tuyaux fuyait…
On a surtout discuté avec les deux plus jeunes : Mike et Caty. Ils viennent de la province de Buenos Aires, du coté de Mar de Plata, et sont vraiment super sympas ! On a discuté de notre voyage, de l’Argentine, de la Suisse et de tout et de rien pendant toute la journée.

Au cours de l’après-midi, il y a eu plusieurs fausses alertes au niveau de l’ouverture de la douane, mais bien sûr, ça n’a jamais abouti…
Bon, le point positif de cette attente, c’est qu’on a rencontré des gens vraiment super ! Ils nous ont même donné le numéro d’une de leur amie qui travaille chez Despegar.com et qui peut nous trouver des vols moins chers etc…!
L’autre point positif de cette longue attente, c’est qu’on a pu améliorer notre espagnol ! Il faut dire que pour expliquer le système politique suisse à des argentins, il faut un minimum de niveau ! ^^

La nuit fut presque pire que la journée d’un certain point de vue. La chambre dans laquelle on dormait était gelée, malgré le petit radiateur mural… Et en plus de ça, on avait un réveil à 4h du matin pur aller vérifier le niveau du liquide de frein de la voiture ! Disons que dans tout ça, on n’a pas très bien dormi…

 

Le lendemain, vers 9h30, on était de retour à la cafétéria pour un petit-déjeuner rapide avant l’ouverture de la frontière.
En arrivant, on a apprit qu’eux aussi avaient désormais un problème de voiture : l’eau de leur moteur avait gelé pendant la nuit car elle ne contenait pas d’antigel !!!
Du coup, ils ne pouvaient pas repartir avant que tout soit dégelé…
Voyant que nous, eux ainsi qu’une 3ème voiture avait un problème, ils nous ont proposés de faire une caravane de voiture, histoire de s’entre-aider si jamais l’un ou l’autre avait des problèmes, ce qu’on a accepté avec plaisir.
Comme ça, au moins, si on avait un problème, on était pas tout seuls perdus au milieu de rien…!

À 10h30, on est allés voir si la douane allait ouvrir ou non, mais évidemment, on apprit qu’elle n’ouvrirait pas, parce que les chiliens n’avaient toujours pas dégagés leurs deux mètres de neige!
Ah oui, et en passant, elle n’ouvrirait pas avant lundi ! (On était vendredi, et certaines personnes dans la cafétéria attendaient déjà depuis mardi !!!)

Du coup, avec nos amis, qui étaient toujours en train d’essayer de régler leur problème automobile qui semblait plus s’aggraver que se résoudre, on pensait faire notre caravane dans le sens inverse pour retourner jusqu’à la ville de San Salvador de Jujuy.

Sauf que finalement, à 13h, leur problème n’était toujours pas réglé ! Ils avaient réussi à décongeler le moteur, mais en gelant, l’eau avait en partie explosé certain tuyaux…!
Comme on ne voulait pas arriver trop tard à Jujuy pour avoir le temps de régler notre propre affaire de fuite, on a fini par leur dire au revoir et on est repartis par la même route qu’on avait emprunté pour venir…
Avant de partir, on a prit leur Facebook et leur whatsapp afin de les prévenir lorsqu’on arriverait à Jujuy pour savoir s’ils avaient pu régler leur problème de voiture ou s’il fallait qu’on leur envoie une dépanneuse…

On est donc repassés devant Susques, et, en une heure et demi environ, on avait atteint les Salinas Grande. Comme il faisait plus beau qu’à l’aller, on s’y est à nouveau arrêtés, histoire de faire quelques photos marrantes…^^

Après cette petite pause, on a reprit la route et on a gravit le côté tranquille de la montagne pour ensuite descendre dans les virages en têtes d’épingles jusqu’à Purmamarca, avec le volant qui faisait un bruit horrible style « KRRRRRRRRRRRR » à chaque virage !

On était bien flippés ! On vérifiait toutes les heures le niveau de liquide de frein, pour être certains de pouvoir freiner dans la descente !

Quand on a atteint Purmamarca, on a eu un choc !
La ville qui était si tranquille à l’aller était à présent bondée de touristes ! Mais quand on dit « bondée » ce n’est pas une image !! Il y avait vraiment une foule incroyable pour ce mini-village perdu au milieu de rien ! Il devait y avoir genre 10 touristes au mètre carré ! ^^ Sans compter les nombreux cars qui bloquaient les rues et ceux qui arrivaient sans cesse…!

Il faut dire qu’il faisait beau, et que du coup les roches étaient vraiment magnifiques ! On avait bien fait d’attendre le retour pour les prendre en photo ! Par contre, on ne se serait jamais douté du monde qu’il y aurait !!!

Les roches qui bordent le village sont vraiment incroyables : oranges, jaunes, vertes, rouges, violettes, roses blanches, il y a juste toutes les couleurs possible et imaginables !
Elles sont encore plus impressionnantes que dans la Quebrada de Conchas que l’on a traversé l’autre jour, car il y a encore plus de couleurs et elles s’entrecroisent encore plus, formant des dessins vraiment magnifiques !

Par contre, au vu du monde qu’il y avait, on a renoncé au marché artisanal, on en aurait eu pour des plombes et on serait morts étouffés avant d’atteindre les étalages ! ^^

Mais bon, Benoît voulant quand même faire des photos de cet endroit magnifique, on a affronté la meute de touristes pour se rendre sur une petite colline surplombant le village et d’où on avait une vue superbe sur les roches avoisinantes.
Ensuite, Benoît est monté le long d’un petit sentier pour atteindre un autre point photo, moi, je suis retournée à la voiture.

Lorsque Benoît est revenu avec « quelques » photos de plus dans son appareil, on a reprit la route pour San Salvador de Jujuy.
Évidemment, on s’est encore arrêtés deux-trois fois pour faire des photos…! ^^
On a atteint Jujuy vers 18h30. On a rapidement trouvé un hôtel, puis on est directement partis au garage que nous indiquait le GPS, afin d’essayer de régler ce problème de fuite le soir même…

Dans le premier garage dans lequel on est allés, quand on a montré le bruit très moche que faisait la voiture quand on tournait, le type nous a dit que c’était très probablement une pièce de la direction qui s’était cassée… On lui a demandé la changer nous couterait ce à quoi il a répondu:
« 1’000 à 1’500 pesos. »
GE-NIAL ! –‘

Entendant ce prix, on s’est dit qu’on allait aller voir un autre garage, pour voir si on avait une autre réponse, et si ça n’était pas le cas, on appellerait l’agence de location pour voir avec eux ce qu’ils en pensaient…

On s’est donc rendus dans un autre garage, mais on leur a expliquée problème différemment. Au lieu de leur parler du bruit très moche que faisait la voiture quand on bougeait le volant, on lui a montré la fuite, puis ensuite on lui a montré le bruit.
Pour la fuite, Benoît lui a montré de quel tuyaux il s’agissait et lui a montré la boite noire contenant le liquide qui fuyait.

Le type a dit qu’il s’agissait de la boite de direction.
Après un moment de discussion, Benoît a commencé à douter… Cette boite, c’est la boite de direction, ou la boite de frein??!

Du coup, il a demandé au type quel est le liquide qui va dans cette boite, ce à quoi il a répondu:
« Ben c’est le liquide hydraulique, le liquide pour le système de direction… »

Et là, on avait vraiment envie de se pendre…! Le gars de la station service de Paso de Jama nous avait dit de mettre du liquide de frein dans cette boite alors qu’il fallait y mettre du liquide hydraulique !!!
On a donc expliqué le problème au garagiste qui, en tirant une grimace tout ce qu’il y a de plus inquiétant, nous a emmené dans un autre garage où ils pourraient purger le circuit et mettre le bon liquide.
Évidemment, quand on y est arrivés, ils allaient fermer…! Ils nous ont donc demandé de revenir le lendemain à 9h…

Complètement déprimés, on est retournés à l’hôtel où on a posé la voiture, puis on est allés manger.
Après s’être rempli la panse, on est rentrés à l’hôtel et on s’est couchés.
Demain, réveil à 8 heure pour être au garage à 9h. Comme demain c’est samedi, il nous faudra impérativement résoudre le problème de voiture entre 9 et 13h, car après tout les magasins ferment pour le weekend !
En bref, si on n’avait pas résolu le problème de la voiture à 13h, et ben on est coincés à Jujuy jusqu’à lundi !

Mouahaha, on vous arrête dans cet instant de suspens ! Pour connaître la fin de l’histoire, ben il faudra attendre la saison 2, qui sort dans quelques jours ! XD

Bisous à tous !
Ben et Cha’

0 Responses to Quand on en voit de toutes les couleurs…!

  1. Véro dit:

    Trop drôles vos photos marrantes! Jolis effets!
    Bon, je pense qu’en 3 mois vous avez beaucoup appris en mécanique automobile, mais avant votre prochain voyage, faudra quand même penser à parfaire vos connaissances…!!! D’ailleurs, je sais pas si j’oserai encore vous prêter la mienne de voiture…! XD Bisous.Véro

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